Rony Brauman est un témoin de chair et de sang, un médecin qui a pansé les plaies de la guerre et qui sait, concrètement, ce que signifie la souffrance des civils. Sans ambiguïté, il a dénoncé la brutalité de la guerre menée par Israël à Gaza, dès le lendemain des attaques du 7 octobre 2023.
Rony Brauman, est un médecin français spécialisé
en pathologies tropicales. Il
est principalement connu pour son rôle dans l'humanitaire, en particulier pour avoir dirigé les équipes médicales de l'association Médecins sans frontières (MSF)
de 1982 à 1994.
Il est professeur associé à l’Institut d'études politiques de Paris (1994-1997)
et participe aux travaux du CRASH, le Centre de Réflexion sur l'Action et les Savoirs Humanitaires.
Il est chroniqueur au magazine trimestriel Alternatives Internationales.
Il signe en avril 2002 un texte collectif publié
dans Le Monde « Soutenir
Israël ? Pas en notre nom ! » critiquant
le soutien inconditionnel apporté par le CRIF à la répression dans
les territoires palestiniens occupés.
Il participe, pendant la seconde intifada (2000-2005) et dans le contexte de l'intervention anglo-américaine en Irak, à de nombreux débats publics, en confrontation avec les intellectuels néoconservateurs français soutenant Israël et les États-Unis.
En mai 2024,
dans le contexte de la guerre à Gaza, il appelle la France et l'Europe à
reconnaître la Palestine comme un État souverain et co-signe avec plusieurs autres personnalités une tribune
publiée dans Le Monde qui
dénonce une « politique du deux poids, deux
mesures” » menée par les états occidentaux dans leur traitement de la guerre en
Ukraine d'une part et celui des guerres dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et au Liban d'autre part.
Né à Jérusalem, issu d’un milieu sioniste, il raconte
comment son « sionisme s’est littéralement évaporé » à la fin des
années 1980. L’Intifada, la chute de l’Union soviétique et une relecture
critique de l’histoire israélienne l’amènent à regarder cet État « avec
les mêmes yeux » que n’importe quel autre. Depuis, il dénonce sans relâche
l’enrôlement forcé des juifs de la diaspora derrière la politique israélienne, le
chantage à l’antisémitisme et l’imposture d’un État qui prétend pouvoir être à
la fois intrinsèquement juif et démocratique. Une telle logique identitaire,
n'est compatible ni avec le pluralisme, ni avec la justice, ni avec la paix.
Rony Brauman était déjà venu à Dole en janvier 2019, pour
une conférence « Nous sommes tous des migrants potentiels ».

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